Agatha Raisin enquête tome II : Remède de cheval – M.C. Beaton

Quatrième de couverture

 
Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats. Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident. Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l’affaire de La Quiche fatale, il s’agit bien d’un meurtre. A l’étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l’avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu’ils ne l’imaginaient… Agatha Raisin, c’est une Miss Marple d’aujourd’hui. Une quinqua qui n’a pas froid aux yeux, fume comme un pompier et boit sec. Sans scrupule, pugnace, à la fois exaspérante et attendrissante, elle vous fera mourir de rire !

Mon avis

 
C’est sympa de retrouver le personnage d’Agatha et tous les habitants de Carsely dans ce deuxième tome de la série.
Passé le charme de la nouveauté, j’ai tout de même bien apprécié ma lecture. C’est drôle, pas prise de tête, l’équivalent de la chick-lit mais côté policier.

Agatha est fidèle à elle-même, attachante mais toujours aussi agaçante par moment. Pas étonnant que son voisin se planque quand elle sonne à sa porte 🙂 Cela dit, ils vont quand même former un duo d’apprentis détectives plutôt sympas.

Concernant l’enquête policière en elle même, comme pour le premier tome, il n’y pas de gros rebondissements ni de grandes révélations. J’ai deviné le coupable avant la fin sans grande difficulté. D’ailleurs, je trouve la police de la ville particulièrement inefficace, deux retraités sans aucune expérience font de bien meilleurs enquêteurs qu’eux. On passera donc pour le côté réaliste.

Mais qu’importe! J’ai encore une fois passé un bon moment en compagnie d’Agatha. Par contre, je pense que je vais espacer mes lectures de cette série car c’est tout de même un peu redondant et j’ai un peu peur de me lasser.

3/5

Mon avis sur le tome I

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Les sept sœurs tome V : La sœur de la lune – Lucinda Riley

Quatrième de couverture

 
2007, Écosse

À la mort de son père adoptif, Tiggy d’Aplièse se réfugie dans les Highlands écossais où elle se consacre à sa passion : s’occuper des animaux du domaine de Kinnaird, dirigé par l’énigmatique Charlie. Là, au coeur de la nature, elle retrouve une sorte de paix intérieure. Mais sur le domaine vit aussi Chilly, un vieux gitan, porteur d’un troublant message : Tiggy est l’héritière d’une célèbre lignée de voyants andalous, et il était écrit qu’il serait celui qui la ramènerait chez elle… à Grenade.

Mon avis

 
C’est le 5ème volume de la saga des sept sœurs et je ne m’en lasse absolument pas, bien au contraire.

J’ai beaucoup aimé l’histoire de Tiggy, passionnée par les animaux et la vie sauvage. C’est une jeune fille touchante grâce à sa sensibilité et son authenticité. J’ai apprécié sa façon de faire confiance à ses intuitions et de suivre son cœur.

Contrairement aux précédents volumes, Tiggy n’aura pas besoin de se lancer dans une enquête pour retrouver sa famille d’origine. Sa rencontre avec Chilly ainsi que les indications de son père pour une fois assez claires vont l’amener directement à l’endroit où elle est née.

S’il n’y a pas de recherches à proprement parler, il y a tout de même, comme pour les autres volumes, un grand part du roman consacrée à l’histoire des ancêtres de Tiggy et notamment, celle de sa grand-mère Lucia, une gitane qui fut une grande danseuse de flamenco. Son histoire est passionnante et m’a permis de découvrir la culture gitane et leur quotidien difficile. Vivant dans des grottes en marge de la ville, ils sont rejetés par ceux qu’ils appellent les payos. Lucia, grâce à son talent pour la danse, va s’extraire de sa condition et découvrir le monde en dansant.

Tiggy, quand à elle, va découvrir en apprenant l’histoire de sa famille, quel est son héritage et la voie à suivre.

Bref, encore une fois, Lucinda Riley signe un roman dépaysant, riche en émotions et animé par des personnages attachants. Je ne peux que vous encouragez à la découvrir si ce n’est pas déjà fait. Quant à moi, il ne me reste plus qu’à attendre (avec impatience) le prochain 🙂

4,5/5

Mon avis sur le tome I

Mon avis sur le tome II

Mon avis sur le tome III

Mon avis sur le tome IV

La dernière valse de Mathilda – Tamara McKinley

Quatrième de couverture

 
Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un der­nier hommage à cette femme courageuse.

Un peu à l’écart, le père de Mathilda n’a qu’une hâte : que tout cela se termine afin qu’il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant…

Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. À mesure que progresse sa lecture, l’angoisse l’assaille… A-t-elle bien fait de venir s’installer à Churinga ?

Mon avis

 
J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a fait voyagé dans les terres sauvages et arides de l’Australie.

L’atmosphère de Churinga est très bien dépeinte, on imagine sans peine la difficulté de vivre dans ces contrées reculées où le plus proche voisin est à trois cent kilomètres et où les sécheresses peuvent durer cinq ans.

Pourtant, c’est cette vie, aussi dure soit-elle, que Mathilda a choisi malgré son jeune age, le comportement odieux de son père et l’acharnement de son voisin à lui prendre sa terre. On ne peut qu’admirer une telle détermination et une telle force de caractère devant les épreuves de la vie.

En parallèle, l’histoire de Jenny, jeune femme brisée par la perte de son mari et de son fils est également très touchante. Artiste reconnue à Sydney, elle va tenter de se reconstruire en partant s’exiler dans l’outback et ainsi découvrir le passé de Churinga et peut-être une nouvelle raison de vivre.

L’histoire de Mathilda, de Jenny et de Churinga est une épopée passionnante qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Si vous voulez du dépaysement, des secrets de famille, des histoires d’amour contrariées et des portraits de femmes fortes et indépendantes, n’hésitez plus, ce livre est fait pour vous.

4,5/5

Là où tu iras, j’irai – Marie Vareille

Quatrième de couverture

 
Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic  : catastrophique. Le jour où elle refuse d’épouser l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue. Elle accepte alors le seul rôle qu’on lui propose  : se faire passer pour l’irréprochable nanny du petit Nicolas, qui n’a pas prononcé un mot depuis la mort de sa mère, afin d’infiltrer sa famille et d’y exécuter une étrange mission. Elle part donc pour l’Italie, dans la maison de vacances familiale, loin d’imaginer à quel point la rencontre avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.

Mon avis

 
J’avais bien aimé les deux romans de Marie Vareille lus précédemment : Ma vie, mon ex et autres calamités et Je peux très bien me passer de toi mais j’ai été un petit peu déçue par celui-ci. La faute probablement à la quatrième de couverture qui m’a fait penser que la relation entre Isabelle et Nicolas serait le centre du roman. Ça m’intriguait et je trouvais ça original pour un roman de chick-lit. Mais au final, la relation entre la jeune femme et le petit garçon n’est qu’un détail dans l’histoire. Dommage!

D’autant que le personnage d’Isabelle ne m’a pas été des plus sympathique. Elle est plutôt immature, assez égoïste et comment dire… elle ne brille pas par son intelligence. Ses réactions sont souvent puériles et agaçantes, j’avais envie de la secouer pour la faire redescendre sur terre. Heureusement, ça s’améliore au cours du roman. Isabelle est censée être la nounou des enfants mais ce sont eux qui vont l’aider à grandir et à remettre sa vie sur les rails.

Globalement, c’est assez drôle et ça ne manque pas de situations rocambolesques. On ne s’ennuie pas mais parfois, c’est un petit peu trop exagéré pour être crédible. Toutefois, il y a quelques moments d’émotion touchants quand Isabelle tombe le masque et montre son vrai visage.

Bref, du bon et du moins bon. Je continuerai à lire cette auteure en espérant que le prochain soit meilleur.

3/5

Un garçon d’Italie – Philippe Besson

Quatrième de couverture

 
L’été finit à Florence, ville des princes et des énigmes. Mon histoire, elle, commence. Je m’appelle Luca et j’ai disparu. Deux êtres sont à ma recherche: Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu’on voit souvent rôder aux abords de la gare. Que je vous dise: Je suis mort. Pourtant c’est bien moi qui parle.

Mon avis

 
C’est le premier roman de Philippe Besson que je lis et je n’ai pas été déçue.

Le récit à trois voix alterne entre Luca, décédé dans des circonstances suspectes, Anna, sa compagne qui tente de comprendre ce qui lui est arrivé et Léo, un jeune homme dont on ne comprend pas au début le lien avec Luca.

Luca s’est-il suicidé, est-il tombé accidentellement ou a t-il assassiné ? C’est là toute la question de ce roman mais pas seulement. C’est aussi le prétexte à une analyse psychologie des trois personnages principaux : leurs sentiments, leurs doutes et leurs relations les uns avec les autres.

L’écriture est très belle et j’ai trouvé l’idée d’utiliser cette voix d’outre-tombe très originale. On assiste ainsi de l’intérieur à l’autopsie, aux obsèques et à l’enterrement de Luca. De plus, l’alternance entre les trois narrateurs permet de sentir plus de proximité avec chacun des personnages. On partage directement leurs pensées et leurs expériences, ce qui nous les rend d’autant plus attachants.

Bref, c’est un roman poignant, qui, sur un fond d’enquête policière, est, en fait, une histoire d’amour hors du commun. Je craignais que la fin ne nous donne pas le fin mot de l’histoire, ce n’est pas vraiment le cas, même si j’avoue que cela laisse quelques interrogations.

4/5

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

Quatrième de couverture

 
–  » Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.
– Une quoi ?  »

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce et repart à la conquête de ses rêves…

Mon avis

 
Un roman distrayant et sympathique à lire mais sans plus. Sous la forme d’un roman, c’est en fait plus un livre d’initiation au développement personnel. Ainsi, si vous êtes familiers du genre, vous y retrouverez des concepts connus. Sinon, ça vous fera une petite introduction et vous pourrez voir si ça vous parle ou non.

L’histoire de Camille est assez commune et je pense que bon nombre de personnes pourront se reconnaître dans cette lassitude du quotidien, ce ras-le-bol d’une vie un peu trop plan-plan où on a tout ce que la société demande : travail, maison, famille et pourtant on ne sent pas épanoui.

La routinologie, par l’intermédiaire du personnage de Claude, se propose de remédier à ce vague à l’âme avec une série d’outils, que, malgré son scepticisme, Camille va tester. Et à sa grande surprise, pour elle, ça marche. Ces petits ou grands changements vont l’aider petit à petit à reconstruire de bonnes relations avec son mari et son fils et surtout à changer de carrière professionnelle et à réaliser son rêve.

Je ne discuterai pas ici de l’utilité ou de l’efficacité des outils présentés. Ne les ayant pas testé moi-même, je serai bien incapable de les juger. Les idées semblent bonnes mais je trouve que le changement est un peu trop rapide chez Camille. Tout est un peu trop facile et du coup, ça ressemble trop à une publicité pour un programme de coaching. Car même si les outils sont efficaces, il me semble qu’il faut un certain temps pour se les approprier et voir leurs effets se manifester au quotidien. Ici, c’est presque magique à quel point les choses s’enchaînent.

Au final, c’est donc un livre feel-good plaisant à lire et qui peut permettre de mettre un pied dans le développement personnel. Ne vous attendez pas à un grand roman mais une petite histoire mignonne qui met un peu de baume au cœur si vous n’êtes pas un grand cynique désabusé, sans quoi vous risquez l’indigestion.

3/5

Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla – Jean-Christophe Rufin

Quatrième de couverture

 
Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d’oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l’éloignement, la séparation, le divorce… Edgar et Ludmilla… Le mariage sans fin d’un aventurier charmeur, un brin escroc, et d’une exilée un peu  » perchée « , devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d’opéra du monde. Pour eux, c’était en somme :  » ni avec toi, ni sans toi « . A cause de cette impossibilité, ils ont inventé une autre manière de s’aimer. Pour tenter de percer leur mystère, je les ai suivis partout, de Russie jusqu’en Amérique, du Maroc à l’Afrique du Sud. J’ai consulté les archives et reconstitué les étapes de leur vie pendant un demi-siècle palpitant, de l’après-guerre jusqu’aux années 2000. Surtout, je suis le seul à avoir recueilli leurs confidences, au point de savoir à peu près tout sur eux. Parfois, je me demande même s’ils existeraient sans moi.

Mon avis

 
Une très belle histoire d’amour! Un amour non conventionnel, compliqué, parfois en pointillé mais un amour qui dure à sa façon toute une vie.

Dès les premières pages , j’ai été embarqué dans l’histoire. En plein guerre froide, quatre amis vont traverser l’ URSS en voiture pour montrer au monde occidental la vie quotidienne dans le monde soviétique. C’est pendant ce voyage qu’Edgar et Ludmilla vont se rencontrer. Une rencontre totalement farfelue et improbable qui vaut franchement le détour. Sans avoir échangé un seul mot (de toute façon, ils ne parlent pas la même langue), ils vont tombés amoureux et ne pas cesser de se quitter et se retrouver pendant les cinquante années suivantes.

C’est leur gendre qui nous raconte leur histoire et on sent toute la tendresse qu’il éprouve à leur égard. Il nous fait aimer Edgar et Ludmilla même dans leurs pires moments. Car leur vie sera tout sauf lisse et tranquille. Le destin les amènera au sommet mais ne les préservera pas des revers de fortune. J’ai beaucoup aimé le personnage de Ludmilla, son passé en Ukraine, la façon dont elle s’est adaptée à la vie en France, sa découverte de sa passion pour la musique et ses difficultés à créer une relation avec sa fille. C’est un personnage très touchant, d’une volonté sans faille mais aussi d’une grande fragilité. Le personnage d’Edgar m’a plu lorsqu’il était jeune homme, moins lorsqu’il se lance dans des activités pas franchement catholiques. Mais son amour pour Ludmilla est sincère bien que parfois maladroit.

Le livre est très bien écrit et se présente comme une biographie. L’auteur nous parle des recherches qu’il a faites, des personnes qu’il a rencontrées et interrogées pour reconstruire l’histoire d’Edgar et Ludmilla. Ça rend les personnages très vivants, très réels comme s’ils avaient vraiment existé.

Bref, j’ai passé un excellent moment en compagnie d’Edgar et Ludmilla et j’ai particulièrement aimé la fin qui clôt parfaitement leur belle et si romanesque histoire d’amour.

4,5/5