Le mois le plus cruel – Louise Penny

Quatrième de couverture

 
Durant le week-end de Pâques, le village de Three Pines s’anime le temps d’une grande chasse aux oeufs. Mais, une fois la nuit tombée, le monde des vivants se mêle à celui des morts. Après les festivités, Armand Gamache, l’inspecteur-chef de la Sûreté du Québec, découvre une scène de crime des plus inhabituelles. Dans la vieille maison abandonnée des Hadley, où il a déjà failli perdre la vie, une séance de spiritisme, organisée pour libérer la demeure du mal qu’elle recèle, s’est terminée de façon tragique. Un corps sans vie gît à terre, celui d’une participante apparemment morte de peur. Mais Gamache a appris à se méfier des apparences. Il sait que le décor de carte postale de la petite bourgade des Cantons-de-l’Est cache d’inavouables secrets. Dans cette nouvelle enquête, l’inspecteur-chef Gamache, ce bon vivant à la mise délicieusement surannée, révèle sa capacité à tenir bon face à l’adversité et à la trahison.

Mon avis

 
Je n’aime pas tellement les romans policiers mais de temps en temps, j’apprécie de lire un Louise Penny, surtout pour l’ambiance du petit village de Three Pines et pour ses habitants.
Pour moi, le principal intérêt de cette série ne réside pas dans ses intrigues policières, même si bien sûr, je reste curieuse de savoir qui a fait le coup.

Globalement, j’ai bien aimé ce troisième volume, notamment grâce à son ambiance mystique. Le week-end de Pâques, la vieille maison des Hadley et la séance de spiritisme ont vraiment de quoi donner des frissons sans que ce soit horriblement angoissant ou gore car je n’aime pas ça du tout.

L’intrigue est plutôt bien construite. Cette fois-ci, je n’ai pas trouvé le coupable avant la fin mais ça n’a pas été non plus une grande révélation. Il faut dire qu’il n’y a pas non plus un grand nombre de suspects donc forcément… C’est déjà un peu fort de café d’avoir, parmi un si petit nombre, plusieurs personnes qui avaient l’occasion et le mobile de tuer la victime.

Mais peu importe, on lit ce livre pour passer un bon moment, changer d’air et retrouver le petit village de Three Pines où il fait en apparence bon vivre mais où il y a quand même une certaine tendance au meurtre. Au bout d’un moment, je me demande si certains ne vont pas déménager 😉

Une chose qui m’a moins plu par contre, ce sont toutes les attaques que subit Gamache dans ce tome et toute l’histoire autour de l’affaire Arnot. J’ai trouvé ça un peu long et pas très intéressant.

Cela dit, je continuerai avec plaisir de lire cette série que je ne recommande pas aux vrais amateurs de polars qui risqueraient d’être déçus par les intrigues un peu légères mais si vous avez l’âme sensible comme moi, je pense que ce genre de policier pourrait vous plaire.

4/5

Mon avis sur le premier tome : Nature morte

Mon avis sur le deuxième tome : Sous la glace

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Incantation – Alice Hoffmann

Quatrième de couverture

 
Estrella et Catalina sont inséparables depuis leur tendre enfance. Elles se connaissent par cœur et sont persuadées que leur lien est indéfectible. Mais l’Espagne de l’Inquisition va faire tomber les masques et bouleverser leur vie à jamais.

Mon avis

 
Un très court roman qui, en un peu plus d’une centaine de pages, nous plonge dans l’Espagne du 16ème siècle à travers le regard d’Estrella, une jeune fille de 16 ans dont l’insouciance va brutalement prendre fin quand elle va apprendre qu’elle est juive et que, pour survivre, sa famille a du feindre s’être convertie au catholicisme.

Nous découvrons à travers son histoire les terribles persécutions dont les juifs ont été victimes à cette époque et ça fait froid dans le dos. Toutes ces horreurs sont à peine adoucies par la jolie romance entre Estrella et Andrès : une histoire d’amour qui sera à la fois une bénédiction et une malédiction pour Estrella.

L’écriture est belle, l’intrigue et les personnages passionnants; mon seul reproche, c’est la brièveté du livre qui nous oblige à quitter Encaleflora et ses habitants bien trop vite à mon goût.

4,5/5

Le parfum de ces livres que nous avons aimés – Will Schwalbe

Quatrième de couverture

 
Qu’est-ce que tu lis ? C’est avec cette question que l’éditeur Will Schwalbe et sa mère, Mary Ann, brisent la glace chaque fois qu’ils se retrouvent à l’hôpital où cette dernière, atteinte d’un cancer du pancréas, doit subir des examens. De ces conversations naît un club de lecture à deux membres, qui va soutenir Will tout au long de la progression de la maladie, et même après la mort de sa mère. De Bilbo le Hobbit à La Reine des lectrices, de Mille Soleils splendides à Suite française, des Piliers de la terre à La Montagne magique, Will et Mary Ann dévorent livre après livre avec un éclectisme assumé, partagent leur impressions, se découvrent de nouvelles facettes, discutent de la vie, de la mort, de la famille, de l’importance de l’engagement de Mary Ann en Afghanistan, où elle a fait construire la première bibliothèque de Kaboul, et ce faisant se rapprochent toujours plus. Superbe lettre d’amour à une mère disparue, hommage passionné à la lecture, un livre unique en son genre, qui immortalise l’amour d’un fils pour sa mère et leur amour commun pour les livres.

Mon avis

 
Un témoignage très émouvant qui parle avec justesse et pudeur de la maladie et de l’amour des livres.

L’auteur nous dresse dans ce livre un très beau portrait de sa mère : une femme libre, indépendante et engagée qui n’a pas hésité à prendre des risques pour venir en aide à ceux qui en avait besoin. Cette femme a fait preuve face à la maladie du même courage dont elle a fait preuve pendant toute sa vie et on sent tout au long du livre toute l’admiration que son fils éprouve pour elle.

Et bien sûr, c’est un livre qui parle de livres donc, quand on aime la lecture, on ne peut qu’apprécier être le témoin des échanges entre Will et sa mère et de découvrir par leur intermédiaire de nouveaux livres. A travers leur club de lecture, Will montre le pouvoir des livres qui va bien au delà du simple divertissement : les livres nous aident à mieux nous connaitre, à mieux communiquer avec les autres et à mieux profiter de la vie tout en supportant courageusement les épreuves qu’elle nous envoie.

4,5/5

L’assassin royal tome III : La nef du crépuscule – Robin Hobb

Quatrième de couverture

 
Ravagé, pillé, le royaume des Six-Duchés plie sous le joug de l’envahisseur. Les navires de guerre ne parviennent plus à tenir les pirates rouges en respect. Dans le pays, les dissensions éclatent entre les duchés côtiers, qui doivent supporter les incessantes attaques de l’ennemi, et les duchés intérieurs qui se désintéressent de leur sort. La cour elle-même, où le vieux souverain est manipulé par Royal, n’est plus qu’un théâtre d’intrigues où règnent en maîtres le soupçon, la traîtrise et le mensonge. Aussi le prince Vérité décide-t-il d’entreprendre une quête insensée : aller trouver les anciens, par-delà les montagnes, pour leur rappeler leur serment de venir en aide au royaume dans ses heures les plus sombres…

Mon avis

 
Après le petit manque d’action du deuxième tome, j’avais un peu peur de me plonger dans la suite.

Alors, globalement, ce troisième tome est plus dynamique que le précédent mais j’ai trouvé tout de même qu’il y avait encore beaucoup d’intrigues politiques, ce qui n’est pas vraiment ma partie préférée. Avec Vérité parti, Royal passe à la vitesse supérieure pour conquérir le pouvoir et il est vraiment prêt à tout pour monter sur le trône, y compris évincer son propre père en le maintenant dans un état semi-comateux.

Ce troisième volume est vraiment sombre et l’espoir de voir les choses s’améliorer bien mince. Entre les attaques des pirates qui ne faiblissent pas, le roi qui ne quitte guère son lit et la reine Kettricken qui, en l’absence de son mari, craint pour sa vie, rien ne va plus.

Dans cette atmosphère menaçante, Fitz tente tant bien que mal de contrecarrer les plans de Royal pour s’emparer du pouvoir. Le personnage évolue beaucoup au cour de ce tome. Il participe aux combats face aux pirates rouges, utilise l’Art malgré ses difficultés à le maîtriser et reste loyal envers Subtil et Vérité au prix de grands sacrifices et au péril de sa vie.

Bref, un troisième tome à mon avis meilleur que le deuxième mais qui laisse encore une trop grande part aux manœuvres politiques. Toutefois, la fin ne laisse qu’une envie : se précipiter sur la suite pour découvrir ce qu’il va advenir de Fitz.

3,5/5

L’homme qui aimait trop travailler – Alexandre Lacroix

Quatrième de couverture

 
Sommer a un problème, mais il est le seul à l’ignorer : il travaille sans cesse. Directeur de la chaîne logistique d’une grande entreprise, il a oublié qu’une autre vie était possible. Il jongle entre les réunions commerciales, les coups de fil et les manœuvres malveillantes de son supérieur hiérarchique, et se targue de maîtriser son emploi du temps à la perfection. Bien sûr, il y a comme un paradoxe entre son engagement, à corps perdu, dans son métier et la dimension parfaitement dérisoire de celui-ci : vendre toujours plus de biscuits à toujours plus de clients. Mais il continue. Jusqu’à ce qu’un grain de sable vienne gripper cette machine bien huilée. En mettant en scène l’homo faber des temps modernes, Alexandre Lacroix nous offre un roman percutant sur notre relation au travail quand elle est vécue comme une servitude volontaire. L’homme qui aimait trop travailler s’ouvre comme une comédie mais pourrait bien se muer en tragédie contemporaine.

Mon avis

 
Bof, déçue par ce livre qui selon moi ne tient pas ses promesses.

En fait, la quatrième raconte tout le roman. Je m’attendais clairement à autre chose, je pensais que le livre se centrerait sur la prise de conscience et le changement de vie du narrateur mais pas du tout.
Le roman se focalise sur le travail de Sommer. Il nous explique en long en large et en travers en quoi il consiste, ses relations avec ses collègues et son supérieur, et toutes les taches qu’il aime faire jour après jour. Je l’avoue, je me suis ennuyée, d’autant plus que le boulot de Sommer n’est pas particulièrement passionnant. Du coup, je n’ai pas compris ce qui lui plait tant au point de ne faire que ça.

La prise de conscience, quant à elle, n’intervient que bien trop tard dans le livre et le lecteur n’en verra pas les conséquences.

Bref, je n’y ai pas trouvé ce que j’attendais mais ça reste une bonne mise en garde contre l’abus de travail car personne n’a envie de finir comme Sommer.

2,5/5

Lucy Valentine tome I : Follement – Heather Webber

Quatrième de couverture

 
L’agence matrimoniale Valentine est une affaire florissante. En effet, depuis des générations, tous les membres de cette famille ont un don surnaturel pour former les couples. Tous sauf Lucy, qui se retrouve pourtant propulsée à la tête de l’entreprise pour y remplacer temporairement son père. Toutefois, Lucy a le talent de retrouver les objets perdus, qu’elle visualise en touchant la main de leur propriétaire. Comme cette bague de fiançailles disparue, évoquée par un client, et qu’elle  » voit  » au doigt d’un squelette ! Que faire ? Prévenir la police ? Personne ne la croira. Prudente, Lucy décide de s’en remettre à son voisin et ami Sam, détective privé, pour l’aider dans cette mission qui s’annonce délicate. Mais Sam est absent et c’est son frère Sean qui l’accueille. Lorsque, pour la saluer, il lui tend la main, Lucy a une vision troublante. Car il n’est plus question d’objets égarés, non. Elle se voit avec cet inconnu, au lit, nue…

Mon avis

 
Un petit roman sympathique et distrayant qui mêle romance, fantastique et enquête policière.

Avec tout ça, on pourrait craindre que ça parte dans tous les sens mais au final, ça passe plutôt bien. Le personnage de Lucy est sympathique, c’est une riche héritière qui a refusé de profiter de l’argent de ces parents et qui veut voler de ses propres ailes. Du coup, elle cherche sa propre voie jusqu’à ce que malgré elle, elle doive reprendre les rênes de l’agence matrimoniale familiale.

Le côté surnaturel ajoute un peu de piquant à l’histoire même si j’avoue que l’auteur aurait pu se passer des visions concernant Sean, qui, à mon humble avis, viennent un peu comment un cheveu sur la soupe et n’apportent pas grand chose.

Le roman est globalement assez drôle, on y voit Lucy en apprentie patronne alors qu’elle n’a pas a priori aucun don pour ça et on se demande bien comment elle va relever le défi mais heureusement pour elle, sa volonté d’aider les autres, souvent au mépris de sa propre sécurité, va lui permettre de se sortir de situations épineuses.

Quant à l’enquête policière, ma foi, elle est plutôt gentillette, ne vous attendez ni au grand frisson ni aux détails scabreux mais ça titille suffisamment la curiosité du lecteur pour donner envie de poursuivre le roman.

Enfin, la romance est plutôt sympa et assez crédible, même si les fréquentes allusions à la malédiction de Cupidon m’ont franchement agacée à la longue.

Bref, c’est un premier tome frais et pétillant avec lequel j’ai passé un bon moment de lecture. Je lirai sans aucun doute la suite des aventures de Lucy et de Sean 🙂

4/5

La grève des femmes formidables – Alex Riva

Quatrième de couverture

 
Chères femmes formidables,
(et chers messieurs curieux…),

Si vous vous dites souvent que :

Vous êtes fatiguée de tout gérer, pour tout le monde, tout le temps,
Vous répétez à vos enfants chaque jour la même chose sans effet,
Vous vous retenez de donner votre démission à chaque crise de votre patron,
Vous aimeriez bien avoir une vingt-cinquième heure juste pour vous,…

Alors il est temps de venir découvrir mes aventures et celles de mes amies Alice, Andréa et Chloé. Elles vous rappelleront sûrement des moments que vous avez déjà vécus, des rires, des larmes, des colères, des moments de blues… Bref, tous les instants de la vie d’une femme formidable parce que, vous aussi, vous en êtes une !

Si vous prenez autant de plaisir à lire notre histoire que nous en avons eu à la vivre, c’est que j’ai bien fait de vous écrire.

Mon avis

 
Un petit roman sympathique à lire, parfait pour une période de vacances ou juste quand on a besoin de se vider la tête, mais sans plus.

Les quatre héroïnes sont attachantes et leur idée de partir loin des contraintes de la vie quotidienne pour une semaine de farniente est très séduisante. On se retrouve facilement dans leur difficulté à tout gérer au quotidien : entre boulot, conjoint, maison et enfant, c’est facile de se laisser déborder et de s’oublier. Les quatre « femmes formidables » sont ainsi lancées dans une course folle pour assurer sur tous les plans, tout le temps. Sauf qu’à trop trop tirer sur la corde, elles finissent par péter les plombs, d’où la grève. L’occasion pour elles de se reposer mais aussi de réfléchir et de faire le point sur leurs vies et de décider ce qu’elles veulent ou ne veulent plus.

L’idée de départ est bonne mais, malheureusement, ça reste très léger et un peu « facile ». Les quatre femmes, en pleine crise de la quarantaine, semblent régresser pour se comporter comme des adolescentes en colonie de vacances ce qui peut être agaçant et surtout, nuit à la crédibilité des personnages. La fin, quant à elle, est assez convenue, on la voit venir à des kilomètres, notamment la prise de conscience des hommes livrés à eux-mêmes. Malgré ça, je pense lire la suite un jour, curieuse de connaitre les impacts à long terme de cette grève.

Bref, ne vous attendez pas à quelque chose de très abouti, mais si vous avez envie d’une lecture détente ou si vous aussi parfois, vous avez envie de tout envoyer balader et de partir lézarder au soleil, commencez d’abord par lire ce livre 😉

3/5